Dans le cadre de son appui à la promotion de processus électoraux pacifiques, inclusifs et respectueux des droits humains à São Tomé-et-Príncipe, le Hub régional pour l’Afrique centrale et de l’Ouest du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH-ACO) a organisé, les 6 et 7 juillet 2026, deux sessions de renforcement des capacités destinées aux forces de sécurité.
Le 6 juillet 2026, en partenariat avec la Commission électorale nationale (CEN) et le Département de la sûreté et de la sécurité des Nations Unies (UNDSS), le HCDH-ACO a formé 23 officiers de police de niveau intermédiaire, dont cinq femmes, sur le cadre juridique encadrant le rôle de la police dans le processus électoral ainsi que sur les normes internationales relatives au maintien de l’ordre et à l’usage de la force.
Les formateurs ont rappelé que, conformément à la législation nationale, la police peut accompagner les rassemblements pacifiques à la demande des organisateurs et intervenir lorsque cela est nécessaire pour préserver l’ordre public. Toute intervention doit cependant respecter les principes des droits humains, notamment la légalité, la nécessité et la proportionnalité.
Le 7 juillet 2026, une seconde session a réuni plus de 80 membres des Forces armées, dont trois femmes. Les participants ont été sensibilisés au rôle du personnel militaire lorsqu’il exerce exceptionnellement des fonctions de maintien de l’ordre dans le cadre du processus électoral, conformément aux normes internationales des droits humains applicables.
Les facilitateurs ainsi que les commandants militaires ont souligné que l’implication des Forces armées dans le processus électoral demeure exceptionnelle et subsidiaire à celle de la Police nationale, qui conserve la responsabilité principale du maintien de l’ordre public et de l’application de la loi.
À l’approche de l’élection présidentielle, le HCDH-ACO poursuivra ses actions de plaidoyer et son suivi de la situation des droits humains, y compris le traitement des cas individuels lorsque cela s’avère nécessaire, afin de contribuer à un environnement électoral pacifique, transparent et respectueux des droits fondamentaux.